Nouvelles

Ambassade de Mauritanie à Moscou :

Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, a appelé jeudi à un arrêt immédiat des attaques entraînant des victimes civiles au Moyen-Orient, proposant l’adoption d’une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies appelant à mettre fin au conflit dans les plus brefs délais. Il a réaffirmé la solidarité de son pays avec les États du Golfe affectés par les répercussions de la crise.

S’exprimant lors d’une table ronde réunissant des ambassadeurs consacrée à la crise ukrainienne, aux menaces numériques et à la sécurité internationale de l’information dans la capitale russe Moscou, Lavrov a déclaré que la Russie s’oppose aux souffrances des pays du Golfe résultant de l’escalade militaire dans la région. Il a souligné la solidarité de Moscou avec l’ensemble des États du Golfe touchés par le conflit et a appelé à la formation d’un front uni face à la guerre.

Il a indiqué que la crise actuelle au Moyen-Orient comporte de graves répercussions pour l’économie mondiale et la stabilité internationale, tout en exprimant les condoléances de son pays pour les victimes civiles tombées à la suite de l’escalade militaire dans la région.

Selon lui, l’un des objectifs de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran était « sans aucun doute » de provoquer des divisions entre les États du Moyen-Orient. Il a estimé que l’Occident agit selon le principe du « diviser pour régner », en attisant les divergences avant de chercher à exercer un contrôle sur la région.

Il a ajouté que les pays occidentaux ont déployé tous leurs efforts pour empêcher toute avancée positive dans l’agenda de la région du Golfe, soulignant qu’un débat important se déroule même au sein des États‑Unis concernant les véritables objectifs de l’opération militaire contre l’Iran.

Selon Moscou, Washington chercherait à « éliminer le gouvernement iranien qu’il estime ne pas avoir le droit d’exister ». Dans le même temps, a noté Lavrov, les actions de l’Iran sont condamnées tandis que les attaques américaines sont largement ignorées.

Il a également estimé qu’il est peu probable que l’Iran tire un quelconque avantage de la poursuite de la guerre, soulignant la nécessité de mettre fin au conflit dans les plus brefs délais.

Le chef de la diplomatie russe a proposé l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité appelant à la cessation rapide du conflit au Moyen-Orient, exprimant l’espoir que toutes les parties reconnaissent l’inévitabilité d’un règlement politique, tout en admettant que les perspectives d’y parvenir à court terme demeurent limitées.

Il a affirmé que la Russie et ses partenaires feront tout leur possible pour instaurer un climat politique et diplomatique rendant toute opération militaire contre l’Iran impossible.

Concernant la crise ukrainienne, Lavrov a déclaré que l’attaque contre le méthanier russe « Arctic Metagaz » illustre, selon lui, « le caractère terroriste » du régime de l’Ukraine, affirmant que la partie ukrainienne ne chercherait pas à dissimuler son implication.

Il a ajouté que l’Ukraine planifierait des sabotages visant les gazoducs « Blue Stream » et « TurkStream », mettant en garde contre les répercussions de telles actions sur la sécurité énergétique régionale.

Selon Lavrov, Moscou ne voit actuellement aucune raison de considérer que les négociations avec les États-Unis sur la crise ukrainienne ne seraient qu’un écran de fumée. Il a indiqué que l’atmosphère des discussions en Alaska était positive, bien que « l’esprit d’Anchorage » semble aujourd’hui s’estomper.

Il a souligné que les accords d’Anchorage constituent un point de départ pour les négociations russo-américaines sur la crise ukrainienne, réaffirmant l’engagement de Moscou envers les accords conclus en Alaska et exprimant l’espoir que Washington ne s’écartera pas de cette voie, malgré ce qu’il a qualifié de tentatives européennes d’influence.

Lavrov a également critiqué les positions des pays occidentaux, estimant que la logique du « soit avec nous, soit avec la Russie » n’a pas disparu ces dernières années. Il a ajouté que l’Union européenne adopte désormais un discours plus dur à l’égard de Moscou.

Selon lui, l’Union européenne a même dépassé l’OTAN dans sa rhétorique hostile à la Russie, tout en poursuivant activement la militarisation de ses structures, ajoutant que l’Alliance se trouverait actuellement entraînée vers une guerre contre l’Iran.

Ces déclarations interviennent dans un contexte d’escalade militaire croissante au Moyen-Orient et de tensions régionales accrues, marquées par des attaques réciproques et des opérations militaires liées à la crise iranienne, suscitant de vives inquiétudes internationales quant à l’élargissement du conflit et à ses répercussions sur la sécurité régionale et l’économie mondiale.

© 2026. Tous droits réservés.